On ne connaissait pas du tout le concept de la Fête dans le Guidon, découvert un peu par hasard sur Instagram. Mais l’idée nous a tout de suite séduits : du vélo, un barbecue géant, un bain nordique, des concerts, des rencontres… Tous les ingrédients pour un week-end de déconnexion totale, de ceux dont on se souvient longtemps.

Il y a des week-ends qu’on passe à se reposer, et des week-ends où on décide de sortir de sa zone de confort. Sans regret. On vous raconte tout.

Le concept de la Fête dans le Guidon

La Fête dans le Guidon est un événement cyclotouristique et festif qui propose un circuit à vélo (ou à pied) sur deux jours. Le départ se fait le samedi matin et le retour le dimanche après-midi avec une étape en gîte. Au programme également : des concerts, de la détente (ce n’est pas juste des mots en l’air, il y a un bain nordique et des braseros !) et de bons repas.

Chaque édition change de région et de tracé, toujours pensé pour mettre en valeur les paysages, avec plusieurs distances au choix pour s’adapter à tous les niveaux. L’esprit reste le même : on pédale pour le plaisir, pas pour la performance, et la convivialité prime sur le chrono.

En selle vers l’Ourthe

Samedi matin, le grand départ

Le rendez-vous a lieu à Bomal, à une petite heure de route de Bruxelles. Après s’être garés, direction le stand pour l’enregistrement et le dépôt des bagages, qui nous attendront le soir au gîte. Pour ce week-end, trois formules sont possibles : 40 km à pied, 80 km à vélo, ou 100 km à vélo. On choisit le tracé le plus long parce qu’on est des warriors. Des warriors en vélo électrique certes, mais des warriors quand même !

Dès les premiers kilomètres, le ton est donné : ça grimpe, et pas qu’un peu. Heureusement, la majorité du parcours emprunte des pistes cyclables, ce qui rend l’effort plus supportable. Le cadre est également plaisant : on découvre les mégalithes de Wéris, Durbuy et bien-sûr, l’Ourthe !

Ravito de mi-parcours à l’horizon

Vers le 30e kilomètre, on arrive enfin au ravitaillement, commun avec ceux qui ont choisi le tracé de 20 km. C’est une belle pause avec de la bière locale (la Smash, qu’on découvre avec plaisir), saucisson, fromage, quartiers d’orange et plein de bonnes choses. En bref, tout ce qu’il faut pour refaire le plein d’énergie avant d’attaquer la seconde moitié du parcours.

Les petits imprévus sur le parcours

Evidemment,un parcours de ce genre ne se déroule jamais tout à fait comme prévu. On a donc eu droit à une route fermée à cause d’un marché local, une déviation liée à une portion du Ravel en travaux, et même une brocante. Rien de bien méchant, juste de quoi pimenter la trace GPX et nous faire découvrir des petits détours qu’on n’aurait jamais empruntés autrement.

Ce qu’on retient surtout, ce sont les rencontres. Sur la route, on repère facilement les autres participants grâce au bracelet rouge fourni au départ (le même qui permettra, à l’arrivée, de retrouver son sac dans le camion à bagages). On s’encourage dans les montées, on échange quelques mots aux ravitos, on se motive mutuellement quand la fatigue commence à pointer. C’est aussi ça, notre expérience de la Fête dans le Guidon : une ambiance de groupe, même quand on roule à son propre rythme.

Côté paysages, une bonne partie du tracé longe le Ravel au fil de l’Ourthe. Difficile de faire plus belle compagnie pour pédaler. Si vous aimez ce genre d’itinéraire au fil de l’eau, on en parle aussi dans notre article sur cinq balades au fil de l’eau en Belgique, qui inclut justement la Boucle de l’Ourthe.

Halte au gîte

L’installation

On arrive sur le lieu du gîte vers 17h. Le cadre est impressionnant : un immense internat transformé pour l’occasion, avec des petites chambres individuelles d’élèves pour la nuit. On pose les sacs, direction la douche, et là, petit luxe d’être arrivés parmi les premiers : de l’eau chaude en quantité, sans faire la queue. Un vrai plaisir après une journée pareille.

Ensuite, direction la plaine pour une petite bière méritée. Un bain nordique installé sur place nous fait de l’œil mais on hésite. Il ne fait pas si chaud, et l’idée d’attraper froid nous freine. Finalement, le bain ne désemplira pas de toute la soirée, preuve que d’autres ont été plus courageux (ou moins frileux) que nous.

La soirée

À 18h, lancement du barbecue. Gargantuesque est le mot juste : un large choix de viandes, des options végétariennes bien pensées, de quoi satisfaire tout le monde. On se mêle aux autres tablées, on discute, on refait le parcours du jour avec ceux qui l’ont vécu autrement. L’ambiance est chaleureuse, sans chichi.

Puis à 20h, place aux concerts. Le premier set, plutôt électro et un peu déjanté, met tout le monde de bonne humeur. La soirée se termine en douceur avec un dernier concert à la guitare acoustique autour d’un brasero.

23h, on file se coucher. D’autres, plus endurants ou plus motivés, tiendront jusqu’au bout de la nuit.

Le chemin du retour

Un brunch de qualité

Après une bonne nuit de sommeil, on part découvrir le brunch servi dans la cafétéria de l’internat. A nouveau, on profite d’un large choix et de portions généreuses pour prendre des forces avant les 40 derniers kilomètres.

Vais-je réussir à finir le parcours ?

Petite erreur de débutante : je n’avais pas emporté mon chargeur de vélo, pour ne pas trop me charger. Sauf que le transport des bagages étant prévu tout le week-end, je ne me serais privée de rien en l’emportant. Résultat : avec le dénivelé important de la veille, ma batterie est quasi à plat au départ du dimanche.

Toute la matinée, je roule en mode économie, en surveillant l’indicateur de charge avec une pointe de stress à l’idée de ne pas réussir à finir. La mort officielle de la batterie survient au 35e kilomètre. Les cinq derniers se feront à la force des cuisses et au mental.

L’arrivée

Dernier ravito à l’arrivée, l’occasion d’échanger nos impressions avec les autres participants et de se dire au revoir, avec la promesse de se retrouver sur une prochaine édition.

Notre avis sur la Fête dans le Guidon

C’était un week-end fatigant, oui, mais de ceux qui laissent un souvenir durable : les paysages de l’Ourthe, les rencontres, le brasero du samedi soir, et cette satisfaction d’avoir été au bout des 100 km.

Ce qui nous a le plus marqués, c’est justement cet équilibre entre l’effort physique et la déconnexion totale. On pédale, on transpire, mais on n’a jamais l’impression de « faire du sport » au sens strict. L’ambiance festive et les rencontres sur la route effacent vite la fatigue dans les jambes.

Par ailleurs, si on devait donner un conseil à ceux qui hésitent encore : ne sous-estimez pas l’effort à fournir, mais ne le laissez pas non plus vous décourager. En effet, les distances plus courtes existent justement pour ça, et l’essentiel du week-end se joue de toute façon à l’arrivée, autour du barbecue et des concerts.

On ne peut donc que vous recommander de vous inscrire à une prochaine édition, d’autant que chaque week-end se déroule dans des lieux différents. Rendez-vous sur le site de la fête dans le guidon pour découvrir toutes les éditions. (psst, on a déjà fait notre choix !)

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